Gouvernement du Québec
GÉOInfo - Chroniques du Québec géographique

aout2006

Chroniques précédentes
Version imprimable
Abonnez-vous!

Lancer la recherche

Le Québec géomatique en chiffres

Par Luc Gravel

Le Québec a développé au cours des dix dernières années un secteur économique, centré sur la production et l'utilisation de l’information géographique. En 2004-2005, ce secteur représentait 6 696 emplois et engendrait des activités économiques estimées à 493,2 millions de dollars par année. Un secteur en plein essor au Québec!

 
Emplois
Dépenses
Nombre
%
Millions $
%
Secteur gouvernemental (2004-2005)1
669
9,99
50,2
10,18
Secteur gouvernemental - gouvernement fédéral au Québec2
215
3,21
15,0
3,04
Secteur minicipal3
425
6,35
63,0
12,77
Entreprises de services publics2
273
4,08
35,0
7,10
Industrie4
4 916
73,42
303,4
61,52
Formation et R-D2
198
2,96
26,6
5,39
Total
6 696
100
493,2
100

 

 

 

 

 

 

1 Profil financier de la géomatique pour l'exercice 2004-2005
2 Centre de développement de la géomatique et ministère des Ressources naturelles et de la Faune, compilation 2001
3 Association de géomatique municipale du Québec 2001
4 Enquête spéciale de Statistique Canada sur l'industrie de la géomatique au Canada 2004

Un secteur gouvernemental bien présent

Dans ses activités de mission, le gouvernement du Québec génère 50,2 millions de dollars des dépenses en géomatique en 2004-2005 et 19,9 millions de dollars en immobilisations. Les six principaux ministères actifs en ce domaine sont le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (50 %), le ministère de Transports (34 %), les ministères et organismes du secteur agricole (4,5 %), le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (2,8 %), le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire (2,6 %) et le ministère de la Sécurité publique (2 %).

L’industrie québécoise de la géomatique : un savoir-faire diversifié

Cliquez sur l'image pour un agrandissement

Répartition des emplois en géomatique en 2004



Selon les données 2004 de Statistique Canada, près de 450 entreprises québécoises exercent des activités liées à la géomatique. Cette industrie génère près de 5 000 emplois spécialisés. Près de 10 % du chiffre d'affaires de quelque 300 millions de dollars résulte d'activités d'exportation. En effet, le Québec est devenu un partenaire très apprécié des pays désireux de développer leur savoir-faire en géomatique. Les entreprises québécoises sont actives dans plus de 60 pays, répartis en Asie, en Afrique, en Amérique du Sud et en Europe de l'Est.

L'industrie québécoise de la géomatique a acquis un savoir-faire notamment dans les domaines suivants :

  • la connaissance du territoire et la gestion des données à référence spatiale;
  • les systèmes de tenure des terres publiques et privées;
  • la publicité des droits et la taxation foncière;
  • la gestion des réseaux d'infrastructures urbaines, de l'environnement, des ressources naturelles et des données socio-économiques;
  • l'aménagement du territoire;
  • la sécurité publique;
  • la géomatique marine.
Pour 2004, Statistique Canada va au-delà du recensement usuel des services d’arpentage et de cartographie. Ressources naturelles Canada y a ajouté une liste plus large des entreprises spécialisées en géomatique, soit dans les domaines du génie conseil, de la distribution ou de la vente au détail et même des sociétés immobilières qui possèdent une ou des unités en géomatique. Il en résulte que l’enquête dénombre au Canada 2 221 établissements ayant des activités en géomatique dont 442 sont situés au Québec, soit 20 % du total canadien.

Répartition des emplois par activités

Domaines d'activité
Canada
%
Québec
%
Arpentage, levés et prospection
55,0
48,3
Établissement de cartes et cartographie
12,0
19,6
Géodésie, navigation et positionnement
6,9
6,2
Télédétection
5,1
4,7
Gestion des données géospatiales
7,1
8,0
Services-conseils en géomatique
5,4
5,9
Développement de logiciels adaptés à l'analyse géospatiale
3,8
6,1
Autres domaines de la géomatique
4,5
1,2

Le Québec est au-dessus de la moyenne canadienne et des provinces comparables dans les secteurs de la cartographie, des services-conseils et du développement de logiciels.

Revenus tirés des produits et services en géomatique

Provinces
$
%
Terre-Neuve et Labrador
8 194 004
0,01
Île-du-Prince-Édouard
non disponible
non disponible
Nouvelle-Écosse
57 638 189
0,02
Nouveau-Brunswick
15 823 424
0,01
Québec
303 428 388
10,8
Ontario
901 183 082
32,2
Manitoba
6 872 851
0,01
Saskatchewan
31 176 484
0,01
Alberta
1 056 366 950
37,7
Colombie-Britannique
401 760 242
14,3
Canada
2 802 941 082
 


 

 

 

 

 

 

 

 

En 2004, selon Statistique Canada, le Québec génère 10,8 % du total du chiffre d’affaires du secteur privé de la géomatique. Le Canada représente pour sa part un marché de 2,8 milliards.

La formation et la recherche en géomatique au Québec : des fondations solides

La grande crédibilité dont jouissent les institutions québécoises de haut savoir est un atout de taille dans l'offre québécoise en géomatique. Pour appuyer les industries et les gouvernements, le Québec dispose en effet d'un bon nombre de chercheurs affiliés à des centres universitaires, instituts et collèges. Le secteur de la formation au Québec compte cinq collèges et neuf centres universitaires où la géomatique est enseignée. D’une part, les collèges fournissent l’enseignement technique selon des programmes longs (trois ans) ou courts (un an). D’autre part, les universités offrent une formation spécialisée au niveau du baccalauréat et du 2e et 3e cycle en géomatique.

Le Centre de recherche en géomatique (CRG) est un centre de recherche important au Québec qui regroupe aujourd’hui des professeurs-chercheurs provenant de trois pôles géographiques et de quatre universités, soit l’Université Laval, l’Université de Sherbrooke, l’Université du Québec à Montréal et l’Université McGill. Le secteur de la recherche comprend le réseau de formation collégial et universitaire auquel s’ajoutent les différentes unités de recherche des ministères fédéraux au Québec.

Enfin, le Réseau de centres d’excellence en géomatique GEOIDE complète ce tableau en générant à lui seul plus de 6 millions de dollars annuellement en recherche et développement. Ce réseau a été renouvelé jusqu’en 2009.

L’Université Laval de Québec héberge et dirige le centre d’affaires de GEOIDE qui regroupe :

  • 38 universités canadiennes (dont 11 au Québec);
  • 91 compagnies privées ou sociétés (dont 22 au Québec);
  • 52 ministères, organismes, sociétés d’État et autres organisations (dont 17 au Québec);
  • 62 chercheurs québécois sur un total de 135 au Canada;
  • 25 universités de différents pays, notamment les États-Unis, la France, l’Australie et le Royaume-Uni;
  • 35 organisations internationales dont la US Army, l’USGS, la NASA, la NOOA.

Dans les 19 projets de base de la Phase III de GEOIDE (2005-2009), il faut noter la participation de plus en plus soutenue des experts faisant partie du personnel des ministères et organismes du gouvernement du Québec. Dans 12 d’entre eux, 11 sont dirigés par des chercheurs des universités québécoises (Laval, Sherbrooke, INRS-ETE, ISMER-UQAR, McGill). Quelques entreprises privées québécoises sont également associées aux équipes de chercheurs.

Somme toute, la géomatique se porte bien au Québec!

Renseignements :

Luc Gravel
Bureau de l'information géographique gouvernementale
Ministère des Ressources naturelles et de la Faune
418 627-6250, poste 2162
luc.gravel@mrnf.gouv.qc.ca



Portail du gouvernement du Québec
© Gouvernement du Québec, 2006