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juin-2008

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Le Salon de l'information géographique gouvernementale
Un salon 2008 sur le thème Coopérer ensemble pour mieux produire, utiliser et diffuser l'information géographique

Par Chantal Seuthé, Luc Gravel et Réjean Gagnon

Le 3 avril 2008, le Comité stratégique de la géomatique1 entérinait l’approche de coopération en réseau interministériel pour l’information géographique (ACRI) ainsi que sa mise en œuvre. Premier jalon de ce grand projet, le 3e Salon de l’information géographique gouvernementale faisait de l’ACRI son thème du 2 juin 2008 : coopérer ensemble pour mieux produire, utiliser et diffuser l’information géographique. Le Salon a connu un grand succès puisqu’un peu plus de 100 personnes provenant de 22 ministères et organismes ont répondu à l’appel… un départ encourageant pour ce projet de coopération gouvernementale aux nombreux défis!

Un pas de plus vers la modernisation de l’État

Cette décision est l’aboutissement d’une démarche qui s’est enclenchée en janvier 2005, dans le contexte du renouvellement du mandat du Plan géomatique du gouvernement du Québec (PGGQ). Le Conseil des ministres, dans le cadre du dossier de modernisation de l’État, demandait alors au ministre des Ressources naturelles et de la Faune, responsable du PGGQ, d’entreprendre les études nécessaires à la mise en place, sur un horizon de cinq ans, d’un modèle de coopération gouvernementale de production et de diffusion en ligne de l’information géographique.

Plusieurs ministères et organismes (MO) ont contribué à élaborer les grandes lignes de l’approche de coopération en réseau interministériel pour l’information géographique :

  • le ministère des Ressources naturelles et de la Faune;
  • le ministère des Transports du Québec;
  • le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire;
  • le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs;
  • le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport;
  • le ministère de la Santé et des Services sociaux;
  • la Sûreté du Québec.

Un modèle qui s’inspire de constats importants

Ces MO, qui ont participé au groupe de travail interministériel, ont fait des constats importants en matière de production, de diffusion et d’utilisation de l’information géographique :

  • Les MO ont consacré des investissements importants en géomatique; par exemple pour 2006-2007, des dépenses de fonctionnement de 52,7 M$ et des immobilisations de 14,9 M$ ont été engagées et les services de 683 ETC ont été requis.
  • Il y a cloisonnement de la production par mission sectorielle,
  • L’interdépendance entre les données géographiques est une réalité incontournable.
  • Il y a des difficultés d’interopérabilité lorsque les données géographiques d’un MO doivent être utilisées par un autre MO.
  • Les politiques de diffusion sont variables.
  • Les pratiques de tarification ne sont pas harmonisées entre les MO.
  • Les mécanismes et les modalités d’accès à l’information géographique sont variables selon les diffuseurs.
  • Le manque de documentation sur les données freine leur réutilisation.

Ces constats ont mené le groupe de travail à proposer l’approche de coopération en réseau interministériel pour l’information géographique (ACRI), illustrée par le schéma ci-contre. Cette approche est fondée sur le développement de partenariats interministériels pour la production et la mise à jour en réseau des données géographiques ainsi que pour la réalisation de produits à valeur intégrée. Le mode de fonctionnement en réseau implique aussi la complémentarité des processus de connaissance géographique, la mise en commun d’information géographique gouvernementale partageable au bénéfice de tous les membres de la coopération ainsi que la mise en place d’outils et de services communs (ex. : normes, catalogage, diffusion et prestation électronique de services).

L’approche de coopération en réseau est basée sur différents principes.

  • Les données géographiques doivent être recueillies auprès des producteurs responsables de celles-ci, lesquels exercent des responsabilités complémentaires de production.
  • Il faut favoriser l’interopérabilité, l’intégration et la réutilisation des données géographiques.
  • Il est avantageux de conserver et de partager notre patrimoine informationnel.
  • Il faut favoriser le travail en réseau et la production en commun de l’information géographique.
  • Des outils et des services communs doivent être mis en place.
  • Il faut favoriser le partage sans tarification des données géographiques entre les MO et leurs réseaux respectifs qui peuvent contribuer à l’approche.
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Elle est donc un incontournable qui s’inscrit dans les orientations gouvernementales de modernisation des services publics. Elle devrait permettre d’atteindre les buts suivants :

  • améliorer le patrimoine de connaissances géographiques de l’État;
  • faciliter l’interopérabilité, l’intégration et la réutilisation de l’information géographique;
  • accroître l’efficacité de l’État dans la production et la diffusion de l’information géographique;
  • améliorer les services aux citoyens et aux entreprises;
  • mieux soutenir la réalisation des différentes missions de l’État.

Le Salon de l’information géographique gouvernementale… le premier pas de la mise en œuvre

La mise en œuvre de la nouvelle approche de coopération en réseau interministériel pour l’information géographique est à la ligne de départ et elle se fera graduellement sur quelques années. La structure de gestion qui sera mise en place renforcera le travail en réseau et favorisera la concertation interministérielle. Le Salon de l’information géographique gouvernementale du 2 juin 2008 était consacré à cette approche et, afin de favoriser les échanges au cours de cette journée, une formule participative a été adoptée.

Les participants ont été satisfaits du déroulement de la journée et de la formule choisie à plus de 90 %! C’est là un départ fort prometteur!

Photos : René Lessard
Céline Marcoux et Luc Gravel, du Bureau de l'information géographique gouvernementale, ont accueilli la centaine de participants provenant de 22 MO différents qui ont répondu à l'appel.
Céline Marcoux et Luc Gravel, du Bureau de l’information géographique gouvernementale, ont accueilli la centaine de participants provenant de 22 MO différents qui ont répondu à l’appel.

C'est au magnifique pavillon La Laurentienne de l'Université Laval que les participants ont cassé la glace autour d'un petit-déjeuner continental, tous impatients d'entrer dans le vif du sujet!
C’est au magnifique pavillon La Laurentienne de l’Université Laval que les participants ont cassé la glace autour d’un petit-déjeuner continental, tous impatients d’entrer dans le vif du sujet!
Réal St-Laurent, président du Comité directeur de la géomatique (PGGQ), a ouvert la journée en soulignant que la participation de tous les MO serait un gage de réussite pour concrétiser cette volonté de coopération en information géographique. Il en a profité également pour remercier les membres du groupe de travail interministériel ayant collaboré à ce dossier.
Réal St-Laurent, président du Comité directeur de la géomatique (PGGQ), a ouvert la journée en soulignant que la participation de tous les MO serait un gage de réussite pour concrétiser cette volonté de coopération en information géographique. Il en a profité également pour remercier les membres du groupe de travail interministériel ayant collaboré
à ce dossier.

Pierre Lessard, chef du Service de la géomatique du ministère des Transports du Québec, qui était responsable du groupe de travail interministériel, a présenté l'approche de coopération en réseau interministériel pour l'information géographique (ACRI). La présentation a soulevé des questions et commentaires, signe que ce projet suscite l'intérêt de tous!
Pierre Lessard, chef du Service de la géomatique du ministère des Transports du Québec, qui était responsable du groupe de travail interministériel, a présenté l’approche de coopération en réseau interministériel pour l’information géographique (ACRI). La présentation a soulevé des questions et commentaires, signe que ce projet suscite
l’intérêt de tous!

L'heure du dîner a été l'occasion de continuer les discussions autour de ce thème porteur qu'est la coopération en information géographique. Un projet très attendu et que tous ont hâte de voir se concrétiser!
L’heure du dîner a été l’occasion de continuer les discussions autour de ce thème porteur qu’est la coopération en information géographique. Un projet très attendu et que tous ont hâte de voir
se concrétiser!
Les participants ont été partagés en six groupes en vue de la tenue de deux ateliers de travail : l'un sur la coopération dans la production de l'information géographique et l'autre sur la coopération dans la diffusion de l'information géographique. Lors de ces ateliers, chacun a pu exprimer son point de vue et entendre les propos des collègues des autres MO.
Les participants ont été partagés en six groupes en vue de la tenue de deux ateliers de travail : l’un sur la coopération dans la production de l’information géographique et l’autre sur la coopération dans la diffusion de l’information géographique. Lors de ces ateliers, chacun a pu exprimer son point de vue et entendre les propos des collègues des autres MO.

Les animateurs des ateliers, membres du groupe de travail interministériel qui a réalisé le rapport sur l'ACRI, ont rapporté les propos de leurs groupes respectifs, à la fin de la journée lors de la séance plénière. Dans l'ordre habituel : Denis Petitclerc (Éducation, Loisir et Sport), Charles Roy (Ressources naturelles et Faune, Secteur des mines), Jean Tremblay (Éducation, Loisir et Sport) et Luc Gravel (absent de la photo), Pierre Lessard (Transports Québec), Pierre Verpaelst (Ressources naturelles et Faune, Secteur des mines) et Gaétan Poulin (Transports Québec).
Les animateurs des ateliers, membres du groupe de travail interministériel qui a réalisé le rapport sur l’ACRI, ont rapporté les propos de leurs groupes respectifs, à la fin de la journée lors de la séance plénière. Dans l’ordre habituel : Denis Petitclerc (Éducation, Loisir et Sport), Charles Roy (Ressources naturelles et Faune, Secteur des mines), Jean Tremblay (Éducation, Loisir et Sport) et Luc Gravel (absent de la photo), Pierre Lessard (Transports Québec), Pierre Verpaelst (Ressources naturelles et Faune, Secteur des mines) et Gaétan Poulin (Transports Québec).

Une journée pleine d’idées!

Les principaux éléments mis en lumière lors de la séance plénière, autant pour le volet production que pour celui de la diffusion, sont :

  • l’importance d’une grande participation de ceux qui travaillent à la base au développement et à la mise en œuvre de l’ACRI de façon à profiter de l’expertise présente au sein des MO;
  • la priorité du catalogage de l’information géographique pour mieux connaître ce que nous pourrions partager et éventuellement diffuser.

Pour le volet de la production de l’information géographique, les participants ont ciblé :

  • le partage rapide des données géographiques comme un élément essentiel pour permettre l’évolution des façons de faire afin d’en arriver à une cartographie produite en collaboration, notamment pour les voies de communication terrestres, le réseau hydrographique ou tout autre thème interministériel;
  • la nécessité de se donner certains standards communs et de préciser les rôles et responsabilités de chacun dans un esprit de complémentarité entre les MO producteurs.

Pour le volet de la diffusion de l’information géographique, il apparaît important d’organiser l’offre de services en cette matière. Certains estiment que l’information géographique est un actif social qui devrait être accessible gratuitement alors que d’autres sont d’avis qu’il est possible de tarifer des services de diffusion et des produits à valeur intégrée. Plusieurs idées ont été mises de l’avant à cet égard :

  • l’élaboration d’une stratégie de diffusion et d’une politique de tarification;
  • la mise en place d’un portail commun ou d’un guichet unique;
  • la diffusion d’atlas;
  • la définition de services de diffusion spécialisés.

Tous sont d’avis qu’il faut continuer les travaux en cette matière et mettre en place des moyens ou mesures pour améliorer la diffusion de l’information géographique gouvernementale en empruntant une approche clientèle et en respectant la volonté de l’État de moderniser les services publics.

Bref, les idées ne manquent pas et nul doute que ce grand projet est à suivre…


1 : Assistaient à cette rencontre les sous-ministres des ministères suivants : Ressources naturelles et Faune, Transports Québec, Affaires municipales et Régions, Développement durable, Environnement et Parcs, Sécurité publique, Agriculture, Pêcheries et Alimentation, Éducation, Loisir et Sport ainsi que Santé et Services sociaux. Ce comité est présidé par le sous-ministre des Ressources naturelles et de la Faune.

Renseignements :

Réjean Gagnon
418 627-6250, poste 2165
rejean.gagnon@mrnf.gouv.qc.ca



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