Pourquoi utiliser les photographies aériennes?
La photographie aérienne est très riche en information. Elle permet, entre autres, de repérer les ruisseaux, les étangs, les sentiers et les clairières qui ne sont pas représentés sur une carte. On peut également y reconnaître les bûchers et les brûlis, et déterminer les changements et les types de végétation. Toutefois, l’avantage incontestable de la photographie aérienne demeure la possibilité d’obtenir une vision du territoire en trois dimensions, par la stéréoscopie, et de donner ainsi un aperçu du relief.
L’orthophotographie est à mi-chemin entre la photographie aérienne et la carte topographique. Elle offre le détail et la richesse d’une photographie aérienne, combinée à la précision géométrique d’une carte. Comme elle est géoréférencée, on peut y superposer de l’information géographique telle que :
- l’hypsométrie (représentation du relief);
- la toponymie (noms des lieux : lacs, rivières, réseau routier);
- les limites de territoire (limites administratives, limites des territoires récréatifs et protégés).
Par leur nature, les photographies aériennes et les orthophotographies présentent une vue d’ensemble du territoire à un moment précis dans le temps. C’est pourquoi on les utilise pour obtenir des renseignements sur le passé ou même planifier des projets.
De retour dans le passé...
La photographie aérienne peut être utilisée à titre d’archive. En effet, elle permet de retourner dans le temps en effectuant la photo-interprétation d’un cliché pris quelques années auparavant.
Voici des exemples d’utilisation d’anciennes photographies aériennes pour divers domaines d’activité :
- justice

- aménagement du territoire

- sécurité civile
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Lorsque le terrain d'une propriété fait l'objet d'un litige, on utilise souvent d’anciennes photographies aériennes pour obtenir de l’information sur l’état ou la délimitation de celui-ci avant les changements qui ont provoqué le litige. Dans un tel cas, ces photographies deviennent un élément d’appui très fiable pour établir une preuve.

D’anciennes photographies aériennes sont souvent utilisées afin de réaménager les lieux comme ils l’étaient dans le passé. Les photographies serviront alors à la préparation des éléments de base des schémas directeurs d’aménagement urbain.

Les photographies aériennes peuvent permettre d’évaluer l’ampleur des dégâts causés par un désastre naturel.
- Inondation au Saguenay

- Le verglas
Témoin de l'évolution...
La photographie aérienne, quand elle est prise en milieu urbain, permet de montrer les étapes de l’urbanisation ou de son étalement par la juxtaposition d’images saisies à des époques différentes.
Voici quelques exemples d’utilisation pour divers domaines d’activité :
- aménagement du territoire

- foresterie
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La photographie aérienne permet d’étudier l’évolution de l’urbanisation dans le temps.

Elle est utilisée pour obtenir des renseignements sur la physionomie et les regroupements d’essences forestières (types de peuplement). Elle permet également d’évaluer le potentiel forestier, puisqu’il est possible d’inventorier les ressources forestières et d’obtenir une approximation du volume de bois. Ainsi, l’évolution des espèces d’arbres ou des territoires de coupe peut être suivie plus facilement afin d’assurer une bonne gestion.
Une vision du futur...
Les photographies aériennes peuvent être utilisées pour faire des analyses en recherche de sites ou planifier des projets d’envergure.
Voici des exemples d’utilisation pour la planification de projets :
- génie civil

- agriculture


Les photographies aériennes peuvent être utilisées afin de rechercher des sites d’implantation (usines, barrages, ports, etc.) ou pour faire des avant-projets de réseaux (routes, voies ferrées, canaux, lignes de transport d’énergie, canalisations, etc.). Elles peuvent également être utilisées sous forme d’orthophotographies afin de prendre des mesures, d'ajouter des couches d'information, de planifier et même de faire des maquettes de projet.

Les photographies aériennes servent à prévoir le rendement des récoltes, à estimer les dommages causés aux récoltes par les insectes, les maladies ou les inondations, à évaluer le bilan hydrique des sols, à découvrir les aires affectées par la salinisation, etc. Elles permettent d’obtenir de bonnes prévisions du potentiel agricole.
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